Présence silencieuse, voix étoilée Les guides spirituels entre rêve et réalité -(Il y a des présences que l’on ne voit pas, mais qui marchent avec nous. Ce sont les éclaireurs de l’âme, les gardiens du silence.) — Anonyme Samuel, messager de l’aube Je ne savais pas encore ce que c’était qu’un guide spirituel. Je n'avais que 15 ans. Mais chaque nuit, j’attendais avec impatience de m'endormir. Parce qu'il venait. À l’adolescence, entre 15 ans et un peu plus, je faisais un rêve récurrent. Peut-être était-ce mon imagination... mais j’avais la profonde impression de vivre quelque chose de réel. Ce rêve, je l’attendais chaque soir avec impatience, tant il me réconfortait. Dans ce rêve, une présence m’attendait. C’était comme un ami imaginaire, ou peut-être bien davantage. Il n’avait pas de visage, mais une forme vaporeuse et lumineuse, diffuse, comme une clarté vivante. Imaginez des rayons de soleil traversant des nuages en fin de journée — cette beauté silencieuse, c’était lui. Il ne possédait ni ailes ni parole, mais lorsqu’il me prenait la main, je ressentais un souffle chaud et léger. Et par la pensée, il me demandait simplement : « Où veux-tu aller ? » Alors nous partions ensemble. Des lieux découverts dans des livres, d'autres aperçus à la télévision, et même des endroits que je n’avais fait qu’imaginer. Ce guide, je l’avais appelé Samuel. Il était mon refuge, mon allié secret, mon confident silencieux. Quand je me réveillais au milieu de la nuit, j’avais hâte de me rendormir pour le retrouver. Il n’était pas là par hasard. Il venait quand j’en avais besoin, dans mes doutes ou mes tristesses. Et je me sentais portée, comprise, aimée. Parfois, avec lui, j’allais à la rencontre de personnes que je ne connaissais pas, mais que je ressentais familières. Tout semblait si réel... Puis, un jour, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari. Cette nuit-là, Samuel est revenu une dernière fois. Il m’a dit que ce serait notre ultime rencontre, mais que si un jour j’avais besoin de lui, il reviendrait. Cela fait maintenant 43 ans que je suis avec mon mari. Samuel n’est jamais revenu. Mais je ne l’ai jamais oublié. Les gardiens du seuil Parfois, nos guides se retirent comme l’ombre au lever du jour. Non pas parce qu’ils nous abandonnent, mais parce qu’ils savent que nous avons appris à marcher seuls. Les guides dans la vie adulte : compagnons de l’invisible En grandissant, le tumulte du quotidien étouffe souvent notre sensibilité aux mondes subtils. Le mental s’agite, les responsabilités s’accumulent, et les voix intérieures deviennent de simples échos étouffés. Mais les guides, eux, ne s’éloignent jamais. Ils changent simplement de forme : Une pensée soudaine qui éclaire Un frisson au bon moment Une chanson entendue par hasard Un rêve chargé de symboles Un regard croisé qui semble nous parler Ils deviennent une force tranquille, une mémoire de l’âme, un souffle de lumière. Leur langage est celui de l’intuition. Leur message : « Avance, tu n’es pas seul. » Les guides de l’âge adulte sont moins bavards que ceux de l’enfance. Ils observent, laissent faire. Mais ils réapparaissent dans les moments de passage : une naissance, un deuil, un bouleversement, un éveil. Ils ne tracent pas notre route. Ils éclairent simplement la marche suivante. Et s’ils étaient toujours là ? Quand tout devient calme, quand la nuit s’installe, quand les étoiles commencent à briller dans un silence sacré... Il arrive que je sente encore un souffle sur ma main. Alors je souris. Et je me dis que Samuel est là, tout près, comme le sont tant d'autres guides, pour tant d’autres âmes. -(Nous ne sommes jamais seuls. Nous sommes simplement entourés d’êtres que seul le cœur peut entendre.) — Luce Léandre
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